Les commerces

Sur une longue période, le nombre de commerces de détail tend plutôt à diminuer au profit des grandes surfaces et des "hard-discount" (on comptait 125 000 commerces d'alimentation générale en 1970). Mais cette évolution renforcée par l'exode rural cache des disparités : Paris reste assez protégée du fait d'une moindre concentration des grandes surfaces existantes intra-muros.

Cependant on peut noter un renversement récent de cette tendance à la baisse : le nombre de commerces alimentaires croit de nouveau depuis 1999. Les commerces restent pour la plupart indépendants et sont fragilisés par leur éparpillement.

Face à la concurrence des grandes surfaces, le commerce de détail peut maintenir un rôle en centre ville et dans les zones rurales à condition d'offrir des services supplémentaires (horaires souples ou formule du "convenience store" ouvert de 6 heures à 22 heures). D'autres stratégies : la spécialisation comme l'épicerie fine, la multi-activités, la coopération avec d'autres détaillants, la modernisation du magasin, les plats cuisinés à emporter etc. Il doit s'adapter à son environnement.
 
 

La consommation

La dépense annuelle moyenne consacrée à l'alimentation (hors tabac) représente 14% du budget des ménages contre 26% en 1970.
En trente ans, la part de l'alimentaire dans la consommation des ménages a donc beaucoup reculé, tout pouvoir d'achat mis à part.
 
Cette dépense représente 5600 euros par ménage, soit 466 euros par mois.
 
 
 

La clientèle

Constat encourageant : les clients habituels du commerce de détail, statistiquement, prennent de plus en plus d'ampleur dans la population.

Ce sont les femmes actives et pressées qui fréquentent davantage les commerces de proximité, ainsi que les familles monoparentales pour qui le supermarché est démesuré, ainsi que les personnes du troisième et du quatrième âge.

La clientèle est piétonnière et habite à moins de 500 mètres dans 80% des cas.

Le panier moyen oscille entre 7.62 euros à 10.67 euros.
 

 

 
 

Perspectives

En volume, les ménages dépenseront plus en 2010 pour se nourrir ; cette évolution profite essentiellement aux surgelés et aux produits d'épicerie (Source : consommation horizon 2010, ACFI/CECODIF).

On assiste également à une modification des habitudes alimentaires, certains produits sont de plus en plus consommés, d'autres moins, etc.

Les tendances actuelles: l'authenticité, la sécurité, le plaisir, la santé et la forme et enfin la  praticité.
 
 
 
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