En fait l’expression épicerie fine ne veut pas dire grand chose. Aussi, la profession parlera plus volontiers « d’épicerie qualitative ». Mais "qu’est-ce qu’une épicerie qualitative?". A vrai dire, il n’existe pas de statistiques précises concernant le secteur de l’épicerie « qualitative » pour la simple raison que les épiceries « qualitatives » ne disposent pas d’un code d’activité spécifique (code NAF).
Toutes les épiceries quelque soit leur positionnement sont considérées comme des magasins d’alimentation générale, ou alors elles disposent du code d’activité 52.2P / 47.29Z Commerce de détail alimentaire spécialisé divers, qui réunit des typologies de commerces extrêmement diversifiées (spécialistes bio, épiceries de produits de la mer, crémiers-fromagers, etc.). De plus, chaque épicerie « qualitative » est différente. Certaines se sont spécialisées dans les produits de terroirs, le haut de gamme, les produits exotiques, les produits italiens, espagnols, afro-antillais, les épices… et quelques entreprises intègrent même leur propre production à la vente (pâtes fraîches, huiles d’olive, conserves, confitures, etc.). Il n’est donc pas possible d’obtenir des données statistiques fiables puisque l’épicerie « qualitative » englobe des formes d’épicerie très différentes.
Toutefois, d’après nos informations, seuls les commerces ayant opté pour un positionnement qualitatif sont en progression de chiffre d’affaires de 5% en moyenne par an depuis 2001. Le CA total de la profession d’épicier s’élève à 10,6 milliards d’€uros dont environ 1,8 milliard pour les épiceries « qualitatives ».